Le syndrome du canif suisse

Vous venez d’engager un canif suisse et vous vous dites que vous avez fait l’affaire de l’année! Il sait tout faire, il est engagé, motivé, responsable, il est partout à la fois et, cerise sur la gâteau, il travaille 60 si pas 80 heures par semaine.

C’est sûr, au milieu de la génération Q, P, Y, Z, bref cette génération de fainéants, on n’en trouve plus des comme ça!

Alors profitez-en! Car la lune de miel ne va pas durer. Et ce pour deux raisons principales:

  • travailler 60 ou 80 heures par semaine n’est tenable pour personne de normalement constitué (sauf, vous bien sûr…). Donc soit, votre canif suisse se fera la malle après avoir réalisé qu’il est surexploité (et que rien ne change malgré ses demandes répétées), soit il finira en burnout… ;
  • et que dire de votre équipe… En engageant un canif suisse, vous pensiez peut-être la faire monter en compétence? Pourtant c’est exactement le contraire qui se passe. Votre canif suisse prenant toutes les responsabilités à sa charge, il est normal que petit à petit,  par un simple principe de vase communiquant, le reste de votre équipe se décharge de ses propres responsabilités, devenant chaque jour qui passe un moins compétente.Dessin 15

Résultat des courses, si vous n’y prenez garde, vous risquez de rapidement vous retrouver avec votre atout principal sous la couette et une équipe déresponsabilisée, sous-qualifiée et surtout démotivée.

Alors bien sûr, pour y remédier, vous pourriez peut-être partir à la recherche … d’un nouveau canif suisse?